vendredi 19 mai 2017

Bravo à nos élèves lauréats du Concours national de la Résistance et de la Déportation !

Sur les traces de Shérazade Ben Radi, arrivée 8è l'an dernier au CNRD, 13 élèves de 3ème se sont lancés dans l'aventure de la préparation du Concours avec Mme Merlange-Offredo et Mme Grandin. 

Le CNRD ( concours national de la résistance et de la déportation) se déroule tous les ans et s’adresse aux élèves de troisième et de lycée.
Le sujet 2017 portait sur « La négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi ».

Les élèves volontaires ont préparé l'épreuve individuelle : en deux heures, étude de documents et rédaction d'un paragraphe organisé ; il fallait montrer par quels moyens le régime nazi déshumanisait les détenus puis comment ces derniers sont parvenus à résister à cette déshumanisation.

Encore BrAvO à toutes et tous pour votre investissement méritoire !

les lauréats :
Anaïs POULAIN, 22ème
Joaline LE PORT ALIDOR , 24ème
Thomas KAISSARIS, 25 ème
Divya MOUROUGANANDAM , 29ème
Flora DELPLANQUE , 37 ème
Paul GILLIUNG , 53ème 
Romane VITTECOQ, 58 ème
Victoria EDIBSON, 66ème
Mathys PRZYBYLSKI, 97ème
Coralie COCULA, 109ème
Grégoire FINOT, 177ème
 Hajar TALHAOUI, 204ème
Anaïs CHAPEYRON, 263 ème 
 sur 301 candidats  du Val d'Oise.




lundi 17 avril 2017

De la colonisation aux nouveaux Etats : pour en savoir plus , à destination des 3èmes

* l'algerie-coloniale-une-societe-inegalitaire
    La guerre d'Algérie la déchirure

*Gandhi et l'indépendance de l'Inde

*  Déclaration d'indépendance  du Vietnam.
2 septembre 1945.
    Le 2 septembre 1945, Ho Chi Minh proclame l'indépendance du Vietnam.
    Le 9 mars précédent, les troupes françaises ont été désarmées par les Japonais, qui capitulent le 15 août suivant. Dans les dernières semaines de la guerre, le Viet Minh a bénéficié de parachutages et de la présence de conseillers américains dans sa lutte contre les Japonais et Ho Chi Minh espère alors le soutien des États-Unis, pour liquider l'influence française. Mais au cours des semaines suivantes, les forces françaises reviennent ; les négociations en vue d'une évolution pacifique échouent définitivement en 1946 et en décembre débute la Guerre d'indochine qui se poursuivra jusqu'à la défaite des forces françaises à Dien Bien Phu et aux accords de Genève de 1954 qui partagent provisoirement le Vietnam en deux États.


« Tous les hommes naissent égaux. Le Créateur nous a donné des droits inviolables, le droit de vivre, le droit d'être libre et le droit de réaliser notre bonheur » Cette parole immortelle est tirée de la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique en 1776. Prise dans un sens plus large, cette phrase signifie : Tous les peuples sur la terre sont nés égaux ; tous les peuples ont le droit de vivre, d'être heureux, d'être libres.
La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de la Révolution française de 1791 proclame également « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »
Ce sont là des vérités indéniables.
Et pourtant, pendant plus de quatre-vingts années, les colonialistes français, abusant du drapeau de la liberté, de l'égalité, de la fraternité, ont violé notre terre et opprimé nos compatriotes. Leurs actes vont directement à l'encontre des idéaux d'humanité et de justice.
Dans le domaine politique, ils nous ont privés de toutes les libertés.
Ils nous ont imposé des lois inhumaines. Ils ont constitué trois régimes politiques différents dans le Nord, le Centre et le Sud du Vietnam pour détruire notre unité nationale et empêcher l'union de notre peuple.
Ils ont édifié plus de prisons que d'écoles. Ils ont sévi sans merci contre nos patriotes. Ils ont noyé nos révolutions dans des fleuves de sang.
Ils ont jugulé l'opinion publique et pratiqué une politique d'obscurantisme. Ils nous ont imposé l'usage de l'opium et de l'alcool pour affaiblir notre race.
Dans le domaine économique, ils nous ont exploité jusqu'à la moelle, ils ont réduit notre peuple à la plus noire misère et saccagé impitoyablement notre pays.
Ils ont spolié nos rizières, nos forêts, nos mines, nos matières premières. Ils ont détenu le privilège d'émission des billets de banque et le monopole du commerce extérieur.
Ils ont inventé des centaines d'impôts injustifiables, acculé nos compatriotes, surtout les paysans et les commerçants, à l'extrême pauvreté.
Ils ont empêché notre bourgeoisie nationale de prospérer. Ils ont exploité nos ouvriers de la manière la plus barbare.
En automne 1940, quand les fascistes japonais, en vue de combattre les Alliés, ont envahi l'Indochine pour organiser de nouvelles bases de guerre, les colonialistes français se sont rendus à genoux pour leur livrer notre pays.
Depuis, notre peuple sous le double joug japonais et français a été saigné littéralement. Le résultat a été terrifiant. Dans les derniers mois de l'année passée et le début de cette année, du Quang Tri au Nord Vietnam, plus de deux millions de nos compatriotes sont morts de faim.
Le 9 mars dernier, les Japonais désarmèrent les troupes françaises. Les colonialistes français se sont enfuis ou se sont rendus. Ainsi, bien loin de nous « protéger », en l'espace de cinq ans, ils ont par deux fois vendu notre pays aux Japonais.
Avant le 9 mars, à plusieurs reprises, la Ligue Viet Minh a invité les Français à se joindre à elle pour lutter contre les Japonais. Les colonialistes français, au lieu de répondre à cet appel, ont sévi de plus belle contre les partisans du Viet Minh. Lors de leur débandade, ils sont allés jusqu'à assassiner un grand nombre de prisonniers politiques incarcérés à Yen Bai et à Cao Bang.
Malgré tout cela, nos compatriotes ont continué à garder à l'égard des Français une attitude clémente et humaine. Après les événements du 9 mars, la Ligue Viet Minh a aidé de nombreux Français à passer la frontière, en a sauvé d'autres des prisons nippones et a protégé la vie et les biens de tous les Français.
En fait, depuis l'automne de 1940, notre pays a cessé d'être une colonie française pour devenir une possession nippone.
Après la reddition des Japonais, notre peuple tout entier s'est dressé pour reconquérir sa souveraineté  nationale et a fondé la République démocratique du Vietnam.
La vérité est que notre peuple a repris son indépendance des mains des Japonais et non de celles des Français.
Les Français s'enfuient, les Japonais se rendent, l'empereur Bao Dai abdique. Notre peuple a brisé toutes les chaînes qui ont pesé sur nous durant près d'un siècle, pour faire de notre Vietnam un pays indépendant. Notre peuple a, du même coup, renversé le régime monarchique établi depuis des dizaines de siècles, pour fonder la République démocratique.
Pour ces raisons, nous, membres du Gouvernement provisoire, déclarons, au nom du peuple du Vietnam tout entier, nous affranchir complètement de tout rapport colonial avec la France impérialiste, annuler tous les traités que la France a signés au sujet du Vietnam, abolir tous les privilèges que les Français se sont arrogés sur notre territoire.
Tout le peuple du Vietnam, animé d'une même volonté, est déterminé à lutter jusqu'au bout contre toute tentative d'agression de la part des colonialistes français.
Nous sommes convaincus que les Alliés, qui ont reconnu les principes de l'égalité des peuples aux conférences de Téhéran et de San Francisco ne peuvent pas ne pas reconnaître l'indépendance du Vietnam.
Un peuple qui s'est obstinément opposé à la domination française pendant plus de quatre-vingts ans, un peuple qui, durant ces dernières années, s'est résolument rangé du côté des Alliés pour lutter contre le fascisme, ce peuple a le droit d'être libre, ce peuple a le droit d'être indépendant.
Pour ces raisons, nous, membres du Gouvernement provisoire de la république démocratique du Vietnam, proclamons solennellement au monde entier :
Le Vietnam a le droit d'être libre et indépendant et, en fait, est devenu un pays libre et indépendant. Tout le peuple du Vietnam est décidé à mobiliser toues ses forces spirituelles et matérielles, à sacrifier sa vie et ses biens pour garder son droit à la liberté et à l'indépendance.
Hanoi, le 2 septembre 1945. Ho Chi Minh, président.

jeudi 30 mars 2017

Les chansons, témoins de la guerre froide

*Daniel Balavoine : Lady Marlène
Il s’agit d’une chanson sur la vie à Berlin lorsque la ville était divisée en deux par un mur. . . et de la difficulté pour les habitants de la ville à communiquer entre eux.
*Sting, Russians
Sting dénonce les répercussions de la Guerre froide et de la doctrine de la destruction réciproque entre les Etats-Unis et l’URSS.
*Nena, 99 Luftballons
La chanson est sortie en pleine période d'intensification de la course aux armements dans le cadre de la guerre froide. Le thème général est l'histoire de 99 ballons qui flottent dans le ciel et qui sont identifiés par les forces militaires comme une attaque => tous les armements sont mobilisés pour neutraliser les ballons et ils  provoquent une gigantesque explosion destructrice qui dévaste la planète. Dans sa chanson, Nena se moque des dirigeants de l'époque qui étaient constamment sur le point de déclencher une guerre mondiale.
*Jean-Sébastien Bach, par Mstislav Rostropovitch
 En 1978, le violoncelliste Mstislav Rostropovitch  est déchu de sa citoyenneté soviétique par Léonid Brejnev pour «actes portant systématiquement préjudice au prestige de l'Union soviétique». Le 11 novembre 1989, le violoncelliste, exilé et apatride, improvise devant quelques badauds une suite de Bach devant un pan du mur de Berlin à la"mémoire de ceux qui sont morts pour la liberté". Sa prestation, immortalisée par la télévision, bouleverse le monde entier. Le 16 janvier 1990, Mikhaïl Gorbatchev signera le décret de réhabilitation de Rostropovitch.
 * Paul Van Dyk, We are one,
Le DJ Paul Van Dyk, qui a grandi à Berlin-Est, est chargé de composer l’hymne du 20e anniversaire de la chute du mur en 2009.